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Un site consacré à Marie Jaëll

Bonjour et bienvenue sur le site www.marie-jaell.info

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Il y a un siècle vivait une femme exceptionnelle, pianiste concertiste, compositrice et surtout pédagogue : Marie Jaëll. Par ses observations, sa pratique et de longues recherches, elle a mis au point une approche pédagogique brillante et révolutionnaire pour l’enseignement du piano, ce que l’on appelle la Méthode Jaëll. Assez méconnue, peut-être pour avoir été une femme à cette époque, malgré le fait qu’elle fût respectée par nombre de ses contemporains tels Franz Liszt, César Frank, Gabriel Fauré ou Camille Saint-Saëns, sa méthode est parvenue jusqu’à nous grâce à ses élèves et l’intérêt de grands maîtres du piano ou pédagogues comme Dinu Lipatti ou Eduardo del Pueyo qui n’ont pas manqué d’en voir sa grande valeur pour développer leur approche musicale et l’art de l’interprétation.

 

Cette méthode, loin d’être aujourd’hui dépassée, se retrouve au contraire validée et affermie par les recherches scientifiques actuelles, notamment en neurosciences qui ne font qu’en corroborer la démarche et le principe.

Marie Jaëll avait pressenti des choses qui étaient difficiles, voire impossible, à approfondir avec les moyens de son époque, mais elle a su utiliser les moyens à sa disposition et s’est ainsi, surtout vers la fin de sa vie, consacrée à ses recherches avec une approche très scientifique, en particulier par le biais de la physiopsychologie, alors très novatrice, en travaillant avec un médecin, le Docteur Charles Féré.

 

Le principe de ce site est de présenter cette méthode, son créateur, ainsi que les personnes qui ont diffusé et utilisé sa méthode. Il a aussi pour but de montrer que cette méthode est plus que jamais moderne et fertile. Si aujourd’hui elle est surtout utilisée pour l’éveil musical des jeunes enfants, un domaine dans lequel cette méthode se trouve manifestement qualifiée et bienvenue, elle va aussi beaucoup plus loin et permet à des pianistes de très haut niveau d’avoir un rapport avec leur instrument et des outils d’expressivité beaucoup plus riches, complets.

L’enjeu est grand : il ne s’agit pas moins de comprendre les rapports entre la pensée, le corps et l’instrument, puis de savoir exploiter ces connaissances avec intelligence et sensibilité. Cette approche ne peut sembler qu’évidente, car l’interprétation musicale suit bien ce chemin : depuis l’intention musicale d’une expression sensible jusqu’à l’exécution physique par des mouvements sur un instrument qui va produire des sons et finalement aboutir à une musique qui doit transmettre la sensibilité intentionnelle initiale.

Malheureusement, ce que déplorait déjà Marie Jaëll à la fin du XIXe siècle, l’enseignement d’un instrument ne s’effectue pas toujours de façon appropriée, en grande partie par ignorance des mécanismes mis en jeu, ce qui souvent va même à l’encontre de l’objectif recherché en inculquant des automatismes qui vont nuire et étouffer les ressources de l’interprète. En fait, cette méthode, développée pour le piano demeure valable pour n’importe quel instrument tant qu’un humain en est l’exécutant, et il n’est pas difficile de constater que cette méthode serait aussi valable dans de très nombreux autres domaines, et ouvre la voie à d’autres recherches et découvertes passionnantes.

 

Ce site est composé de deux parties :

– Une partie nommée Marie Jaëll, qui recueille des pages informatives et de référence sur Marie Jaëll : sa biographie, une description de sa méthode, son œuvre musicale et littéraire.

Celle partie comporte également une liste des acteurs d’hier et d’aujourd’hui dans l’univers de Marie Jaëll et de sa méthode, que ce soient des personnes ou des organismes, ainsi que des pages biographiques pour certains de ces acteurs.

 

– Une partie nommée Carnet, qui s’apparente à un bloc-notes (ou un blog), tenu par Catherine Guichard. Ce carnet comportera différents articles connexes à la méthode de Marie Jaëll., ceci allant de la réflexion sur des extraits de textes de Marie Jaëll à des articles scientifiques d’aujourd’hui, qui vont dans le même sens que la démarche de Marie, en passant par des articles pédagogiques, des articles sur l’actualité qui touche au monde de Jaëll, et des réflexions ou de simples pensées de l’auteur.

Marie Jaëll au regard des neurosciences

A ceux qui serait tenté de dire « Marie Jaëll, c’est bien, mais c’est un peu  dépassé et on peut trouver des façons de travailler plus modernes, on est quand même au 21 ème siècle et il faut savoir évoluer avec son temps »
Je répondrai que « oui » il faut savoir évoluer et être à l’écoute de ce que nous propose notre siècle, quitte à remettre parfois en question des idées ou savoir qui peuvent évoluer.

J’ai toujours été tentée de confronter les recherches nombreuses de Marie Jaëll sur le toucher et les techniques d’apprentissage aux recherches actuelles sur ce qui se passe dans le cerveau lors de cet apprentissage, et de m’interroger sur les propositions des neuroscientifiques quant à la façon d’apprendre, en lien avec les propositions de Marie Jaëll et Charles Féré avec qui elle travaillait.

J’ai lu avec intérêt les ouvrages d’Alain Berthoz, remarquable neuroscientifique, chercheur, qui a écrit de nombreux ouvrages sur le sens du mouvement, l’esprit de décision, la simplexité,et bien d’autres qui dévoilent comment nous fonctionnons, pensons, décidons.

Lors du colloque sur le thème « Le geste musical, de la physiologie à la danse » Alain Berthoz , entre autres intervenants, nous a parlé du geste musical et du sens du mouvement,  des mouvements simplexes, et des processus utilisés par notre cerveau.
Il y avait également des conférences sur l’apport de la kinésithérapie spécialisée pour les musiciens, la physiologie du geste au clavier etc.

Tout ce qui était dit ne faisait que confirmer les recherches de Marie Jaëll, à un point que je n’osais même pas imaginer.

Tout d’abord la posture
Pour jouer, et étudier, nous devons être relié à tous nos points d’appui, disent les physiologistes, et principalement être attentifs à nos muscles du dos, trapèze, grand dorsal, et surtout les muscles profonds le grand oblique, le grand dentelé etc…. Tout cela avec planches à l’appui.
Exactement les mêmes planches que celles du volume du toucher où Marie Jaëll nous parle de la posture et de l’activité statique, nécessaires pour engendrer une activité dynamique juste.
Autrement dit la qualité de la mise en tension de nos muscles profonds déterminera la qualité de la mise en mouvement de nos muscles superficiels, jusqu’à nos doigts.
La posture  de la chaise basse utilisée par Marie Jaëll pour l’étude est une posture qui met ces muscles profonds en éveil et permet la juste circulation d’énergie jusqu’au bout des doigts.
De plus dans ce travail, Marie Jaëll demande la représentation mentale de la vitesse du mouvement du doigt….
Et voici ce que nous dit Alain Berthoz
La posture est préparation à l’acte, anticipation du geste.
Le cerveau prédictif prépare le corps avant le geste
Le mouvement exécuté fait intervenir les mêmes aires que le mouvement imaginé.
Autrement dit, dans l’apprentissage, plus nous faisons intervenir notre représentation mentale (qui peut être de toute sorte, imaginer un espace de déplacement, un contact, un son… forme, couleurs, mouvement ) plus nous développons nos réseaux d’apprentissage et de coordination du mouvement et plus nous développons notre audition. En effet, il est maintenant prouvé que les aires tactiles et auditives sont reliées et influent l’une sur l’autre.

Nous avons deux routes pour le geste.
L’une implicite, reliée au cortex moteur
L’autre explicite reliée au cortex préfrontal
Dans l’apprentissage, c’est le cortex préfrontal qui est en activité, celui qui est mis en éveil justement par notre posture, nos intentions, nos images mentales, les séquences multiples et conscientes que nous envoyons au cerveau.
Puis ce qui est appris change de place et bascule dans le cortex moteur, frontal, c’est l’automatisation. Ce qui permet d’apprendre autre chose. Notre corps, nos mains, notre cerveau ont enregistré. C’est la phase du jeu pour le musicien, et non plus de l’étude, qui se fait donc en toute liberté, sans plus penser, juste être dans la musique.
A Berthoz nous rappelle que toute phase d’apprentissage doit être suivie de temps de repos. C’est pendant ce temps de repos que se fait l’enregistrement.
Marie Jaëll réduit les heures de travail, privilégiant la qualité, en fractionnant ces temps de travail en plusieurs moments.

La Main
Nous pouvons faire un million de mouvements avec !

L’équilibre de la main passe par le pouce, doigt fondamental, qui doit avoir une juste position, en attitude de préhension

La main du pianiste   c’est Pouce Cinq
Et Marie Jaëll nous parle longuement de ces liens entre les doigts, l’arc, l’axe…. la préhension.
Etc….

Je pourrais encore en dire beaucoup
Sur les mouvements circulaires,  les mouvement tangentiels, chemins pour le cerveau pour relier les choses, avec les accélérations et les ralentis.
Le regard qui est un lien pour les déplacements, là où l’œil va, la main va.
Les rythmes du regard ont été évoqués et sont en totale résonance avec les propos du livre du même titre de Marie Jaëll.

Alors qu’en conclure ?
Que Marie Jaëll, aidée de Charles Féré était une sacrée pionnière en effet de la conscience du geste et qu’elle serait certainement de nos jours dans les laboratoires d’A Berthoz pour continuer ces passionantes recherches
Que nos petits élèves qui utilisent les glissés et les courbes mettent sans le savoir en place des séquences d’apprentissages sensorielles multiples.

Et pour nous, simplement de nous rappeler que nous avons un outil de travail remarquable, et des portes ouvertes à l’infini pour puiser chacun à sa manière, avec sa sensibilité, son imagination, dans le jeu et la pédagogie.
L’apprentissage se nourrit en effet de tous nos sens et nous en avons au moins une dizaine. Vue, toucher, audition et perception des espaces multiples, sens du mouvement sont ceux que nous utilisons le plus. On peut y ajouter l’imagination, les images, l’improvisation, tout ce qui nous permet d’être relié à nous même, au plus profond de notre être.

Le geste musical, journées 2013 de Clavecin en France

Le geste musical, de la physiologie à la danse …

Les journées du clavecin en France se sont déroulées cette année à Bobigny autour du geste musical.
Plusieurs thèmes se répondaient, physiologie du geste au clavier (Laurent Boullet), l’émotionnel, le geste musical et le sens du mouvement sous l’angle des dernières découvertes en neurosciences (conférence faite parAlain Berthoz), et une intervention sur Marie Jaëll, pionnière de la conscience du geste (Catherine Guichard), l’apport de la kinésithérapie spécialisée pour les musiciens (Fabrice Julien)…
C’est très intéressant de constater combien les dernières recherches sur le sens du mouvement, ce qui relie le geste à notre pensée, à notre intention, montrent la justesse des intuitions de Marie Jaëll et sont complètement adaptées à l’apprentissage de la musique.
Représentation mentale, intention, mouvements circulaires …. L’observation, l’écoute .
Toutes les propositions de Marie Jaëll ont trouvé un écho très actuel avec les découvertes sur la pensée et le mouvement dont monsieur Alain Berthoz nous a fait part.
Des jeunes musiciens sont venus m’exprimer leur intérêt pour les recherches et la méthode de travail proposée par Marie Jaëll . Cette conférence leur a permis d’éclaircir le langage scientifique des neurosciences en langage de l’interprète.
D’autres interventions ont montré combien le geste musical s’inscrit dans l’espace et l’imaginaire, s’ouvrant à toutes propositions. La danse baroque en est un témoignage vivant.(conférence dansée, Cécilia Gracio Moura et Nöelle Spieth). La musique est vie, mouvement, et nous l’avons bien perçu dans ces danses proposées par de jeunes danseurs, qui illustraient des pièces jouées par des musiciens au clavecin, flûte, violon….(menuets, gigues, sarabandes…)

Les musiciens présents ont apprécié ces liens et tout cela donne bien sûr une richesse et une ouverture d’esprit sur ce qui permet au musicien et au pédagogue de jouer et d’enseigner.
L’écoute, l’observation, l’imaginaire, et une adaptation juste des mouvements qui nous relient à notre pensée musicale.
Une belle rencontre avec une petite nièce d’Hélène Kiener ( cousine de Marie Jaëll), claveciniste, a été une heureuse surprise.

Le geste musical

L’Association Clavecin en France  organise deux jours de réflexion autour du geste musical,

les 6 et 7 Avril 2013, à Bobigny.

Le geste musical, de la physiologie à la danse…

Informations sur le site :Clavecin en France.

Stage “le corps du musicien et l’art de transmettre”

Contenu : un travail de réflexion sur le corps du musicien, la physiologie, et l’art de transmettre ….
réflexion sur le sens du mouvement artistique
Travail sur un répertoire simple

où: Paris. 6 rue Philippe de Girard

quand: dimanche 28 Avril 2013

renseignements: 06 87 42 96 93

Discographie et partitions, nouveautés

DISQUES
  • Le Quatuor Florestan ; Marie Jaëll, Quatuor à cordes en sol mineur ; Fanny Mendelssohn, Quatuor à cordes en mi b majeur (Solstice, 2011).
  • Elle. Marie Jaëll. Mel Bonis. Cécile Chaminade, par Paule van Parys, Wilhelm Kemper, piano (Verlag Dohr, 2011).
  • Marie Jaëll : 12 Valses et finale op. 8 pour piano à quatre mains.
PARTITIONS

Marie Jaëll, Trois mélodies inédites. Restitution : Lara Erbès, Strasbourg, éditions du Conservatoire, 2011
Trois poèmes mis en musique: le troupeau sans guide, poème de Montpensier ; un baiser, poème de Ronsard ; les hiboux, poème de Baudelaire.
Prix : 15 €. Pour commander, s’adresser à Linda Humphreys, bibliothécaire, Conservatoire, Cité de la musique et de la danse, 1 place Dauphine - F-67076 Strasbourg Cedex - Tél. +33 (0)3 88 43 68 24 - linda.humphreys@strasbourg.eu

Hommage à Marie Jaëll

Lille piano(s) festival – avec le Palazzetto Bru Zane – centre de musique romantique française - propose au public la redécouverte de l’œuvre de Marie Jaëll pédagogue, compositrice et pianiste française. L’orchestre national de Lille enregistre en septembre 2012 les deux concertos présentés dans l’édition 2012 du festival.

Une introduction à son œuvre est proposée par le conférencier Sébastien Trœster, spécialiste de Marie Jaëll, qui a permis l’édition du matériel d’orchestre grâce à ses travaux de recherches et la réécriture des manuscrits.

L’aspect pédagogique est mis en lumière par les élèves du Conservatoire de Wasquehal dont le professeur Grégory Rattez utilise la « méthode Jaëll ». L’occasion de les écouter lors d’un « Petit concert ».

Deux temps forts pendant ce « parcours » Marie Jaëll : les concertos pour piano dédiés à Saint-Saëns et d’Albert interprétés par deux jeunes pianistes choisis en collaboration avec le Palazzetto Bru Zane : Romain Descharmes et David Violi.
Samedi 9 juin – 17.00

Grande Salle de l’Opéra de Lille

Joseph Swensen, direction
Romain Descharmes, piano*
Jean-Claude Pennetier, piano**

Marie Jaëll Concerto n° 1 en ré mineur pour piano et orchestre*
Gabriel Fauré Ballade pour piano et orchestre en fa dièse majeur**
Samedi 9 juin – 18.00

Foyer de l’Opéra de Lille

Elèves du conservatoire de Wasquehal
Classe de piano de Grégory Rattez

Œuvres de Marie Jaëll

Samedi 9 juin – 19.00

Grande Salle de l’Opéra de Lille

Joseph Swensen, direction
David Violi, piano*
Emmanuel Strosser, piano**

Marie Jaëll Concerto n°2 en ut mineur pour piano et orchestre
Francis Poulenc Aubade, concerto chorégraphique pour piano et dix-huit instruments

Journées européennes du patrimoine, Marie Jaëll à la bnu de Strasbourg

Marie Jaëll, compositrice énigmatique

Conférence de Florence Launay

BNU / 18 septembre 2010/ 17h

Entrée libre


Concert Hommage à Marie Jaëll

Quatuor Florestan

Oeuvres de Marie Jaëll et Camille Saint-Saëns

BNU / 19 septembre 2010 / 17h

Réservation obligatoire


Une exposition autour de Marie Jaëll

Avec le concours de l’Association Fondation Marie Jaëll de Strasbourg

BNU / 18 et 19 septembre 2010

Concert

SAMEDI  27 FEVRIER  A 15 H


Mairie du 4e arrondissement de Paris - Salle des Fêtes

2 place Baudoyer - Paris 75004. Métro : St Paul

Alain Kremski invite au festival « MELOMANIA » Irakly Avaliani, piano.

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L’artiste au travail

Les cahiers de travail et le journal de Marie Jaëll, écrits au fil des jours et des nuits, témoignent de ses recherches, de ses pensées sans cesse renouvelées, en mouvement perpétuel. Voici quelques extraits, livrant sa réflexion sur le travail de l’artiste…

Il faut que l’esprit crée, que les doigts réalisent sa création. Le caractère du morceau, l’individualité dans l’exécution, doivent être entièrement imprégnés dans l’esprit. avant de jouer il faut pouvoir se dire : c’est ainsi que ce sera. Arrêtez nettement le caractère principal, les demi-teintes se trouveront et ne feront pas tache une fois que le cadre est pris, la forme dessinée. C’est toujours ce fil conducteur qui me manque, l’idée qui vient qui se développe, continue et reste ferme jusqu’au bout. Ces fils qui relient la phrase sont comme un fluide qui circule et qui donne la vie, ce n’est autre que ces fils que je recherche en grand. Nous pensons facilement une phrase, un morceau nous semble un peu long. C’est pourtant ce qu’il faut pour arriver à l’unité, il faut bien que ce soit un dans notre tête et non une série de lignes ou de pages qui se suivent.

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Musique en tête/le cerveau musical

Journée de neuropsychologie J.-L. Signoret

Hôpital de la Salpêtrière, Paris 16 novembre 2009


Musique en tête/le cerveau musical

Programme scientifique préliminaire
Présidente invitée : Isabelle Peretz (BRAMS, Université de Montréal)


Informations et inscriptions